Zoé Lefebvre et Eva de Kovachich (Collectif)

Saint-Lazare

L’escapade de Kelly

Par un bel après-midi, ma famille et moi nagions dans le magnifique Canal de Soulanges, notre maison. Nous voulions faire un petit tour au parc du Canal pour notre repas habituel : des escargots!

Pendant que nous nagions, les poissons s’agitaient sous nos pates. Tout en avant, maman nous demandait de s’actionner, ou nous n’allions pas être de retour avant la nuit.

Après notre longue route, nous sortons enfin de l’eau glacée pour faire face au magnifique parc.

« Les enfants, cherchez des escargots! » nous ordonna maman.

Tous les enfants se dispersèrent alors dans tous les coins. Au loin, ma sœur lança : « J’en ai trouvé plein! Venez voir! »

Je me ressaisis immédiatement, la cherchant des yeux. Introuvable. La panique me saisit par la gorge.

« Allez, on s’en va ! » s’exclama ma mère dans un écho lointain.

« ATTENDEZ-MOI ! » Criai-je de toute mes forces.

Ça ne servit à rien, le seul son distinguable venait des visiteurs humains.

Mon cerveau roulait à mille à l’heure, réfléchissant à l’endroit où ils auraient pu aller.

« Bien sûr, le magnifique parc des Ancres ! » pensai-je.

C’est donc sur cet état d’esprit que je parti en direction du parc qui me semblait si triste. Quelques minutes plus tard, la vue du magnifique parc des Ancres s’offrit à moi. Les arbres scintillaient par cette belle journée d’automne. Malheureusement, je n’avais pas le temps de m’attarder aux détails de cet endroit absolument magnifique. Je commençai donc à courir. Perdant mes repères, j’atterris devant une pancarte. Sur celle-ci, il y avait les mots ‘’Parc Saint-Pierre’’.

« Quack ! Je ne suis pas au parc des Ancres! Peut-être qu’ils sont ici… »

J’arpentai donc dans ce parc pour une demi-heure. Après mes recherches sans succès, je

décidai, désespérée, de retourner au lac du Canal Vaudreuil-Soulanges.

Pendant la route du retour, plusieurs pensées négatives traversèrent mon esprit fatigué.

« Ma famille ne m’aime pas, elle n’a même pas pris la peine de me chercher! Peut-être

qu’ils ne veulent plus de moi ? »

Mais soudain, j’entendis le rire familier de ma grande sœur adorée.

Un sourire se dessina sur mon bec. Sous l’effet de l’adrénaline, je criai :

-Maman!

Aucune réponse, jusqu’à ce que j’entende la voix inquiète de ma mère lancée :

-Kelly?

Je me précipitai vers ma mère, excitée et soulagée de la revoir.

-Viens-tu manger des escargots ?