Les Coteaux
Le renard
Marchant dans la forêt, je trébuche sur une roche. En me relevant, j’essuie mon museau avec ma patte droite ; c’est pourtant un chemin que je prends régulièrement. Je réalise que le manque de nourriture commence vraiment à m’affecter. L’automne est pourtant une saison où la chasse est facile pour moi, car mon pelage se camoufle bien parmi les feuilles mortes. Habituellement, ce boisé regorge de lapins dodus. Serait-ce les grosses machines qui arrachent les arbres qui feraient fuir le gibier ? Soudain, j’entends un bruit, un bruit qui me fait dresser les poils dans le dos, une sorte de vrombissement.
Et puis, je les vois ! Les grosses machines arracheuses d’arbres, elles se sont mises en marche ! Je prends mes jambes à mon cou malgré la peur qui me paralyse les pattes. Je sors de la forêt et je me dirige vers un champ, car j’ai senti l’odeur d’une femelle et que je n’ai nulle part où aller. Je suis maintenant à une distance respectable de la renarde, je m’apprête à lui dire quelque chose, mais un chien surgit et l’attaque. Je ne pouvais pas la laisser comme ça donc je bondis sur le chien et je réussi à le faire fuir. Nous n’avons même pas eu le temps de reprendre nos esprits qu’un humain nous attrape et nous met dans une cage. J’étais terrorisé, je croyais que c’était la fin pour moi !
Finalement, ce n’était pas si pire, l’humain nous a bien nourris et nous a mis dans un genre de bolide avec 4 ronds comme base. Le bolide s’est mis en marche, ça m’a un peu fait peur, car ça m’a rappelé les machines arracheuses d’arbres, mais je faisais confiance au monsieur. Lorsqu’il eut arrêté l’engin, je sortis et vis un merveilleux boisé. L’homme pointa alors la forêt pour qu’on y rentre. Cela nous a pris un peu de temps, mais nous avons fini par rentrer dans la forêt. Notre famille y est restée pendant plusieurs générations.

