Les Cèdres
Été mémorable
L’hiver est fini !!! l’poil gelé, c’est fini !!! Dans mon domaine immense des Cèdres, petit village, je suis le roi, le maître.
Là, je suis à la recherche de mon pire adversaire, comme à chaque année, Dents Poèlues. T’as pas le temps de rien voir, à part ses dents et son poil.
Dans mon domaine, je relaxais, tranquille, quant d’un seul bon je vis passer juste devant ma truffe, Dents Poèlues. Je suis sûr que c’est lui, à son odeur de vagabond et son petit cri nargueur et aigüe. Le pire est, qu’après ce bond spectaculaire, il s’arrêta, se retourna et là, me souriant, il reparti. C’était bien lui! C’était Dents Poèlues!
Après plusieurs déboires, je réussi, à pas de félin, en équilibre sur une des clôtures de mon domaine, à m’approcher à un poil de Dents Poèlues. levant délicatement ma patte droite de la clôture avec un élan, pour taper les foufounes de mon adversaire… Haaa! Ça encore mal fini.
Mais là, au ralenti, tout se passa. Avant d’avoir eu le temp de m’élancer, Dents Poèlues fit un salto arrière pour rebondir sur mes foufounes et s’en servir comme trampoline pour, sur une branche atterrir.
Quelle insulte! Les quatre fers en l’air, en bas de la clôture et au-dessus de ma tête, Dents Poèlues avec son petit cri nargueur et aigüe.
Bizarrement, se fut la première fois que, les yeux dans les yeux, on se regardait, on se voyait. Aucune haine, aucune violence, aucun questionnement ne reflétait dans ses yeux. Et là, de mes quatre fers en l’air, me vint, tout à coup la question : « Pourquoi c’est mon adversaire ? ». Et en plus, on est tous les deux pareils: poivre et sel. Il fallait bien que je sois dans cette position pour réaliser ça, depuis tous ces étés!
Le temps passant, l’automne arrivant, !’habitude que nous avions prise de prendre plus de temps à nous observer plutôt que moi de lui courir après et Dents Poèlues, me surprendre à sauter au-dessus de ma tête, pendant mes siestes dans mon immense domaine.

