Vaudreuil-Dorion
Nuit d’horreur
Les colons français qui se sont installés sur les rives de la baie de Vaudreuil auraient mystérieusement disparu le 29 mars 1825.
Lors d’une nuit de pleine lune, un épais brouillard s’est abattu sur le village. Le lendemain matin, les demeures étaient intactes, mais les habitants avaient disparu sans laisser de trace. Comme si quelqu’un ou quelque chose avait englouti leurs existences. Les inspecteurs n’ont jamais trouvé d’explication logique à cet événement terrifiant.
Le 29 mars 1925 la ville de Vaudreuil a été à nouveau dépouillée de ses habitants.
C’est pourquoi, j’ai décidé de mettre ma vie en danger 100 ans plus tard pour élucider ce mystère. Certains croient que cette disparition serait liée à une malédiction ancienne qui suppose que l’eau de la baie contient des esprits affamés qui attendent le moment opportun pour reprendre ce qu’il leur appartenait auparavant.
Je loge à la Maison Trestler pour être au premier rang au cas où il se passerait quelque chose.
Un bruit effrayant me fait sursauter brusquement dans mon lit et me tire de mon sommeil. Le vacarme semble provenir de la baie derrière la propriété. J’enfile mes bottes et je sors dans la nuit froide du mois de mars. Je me cache derrière le mur en pierre qui délimite le manoir pour mieux observer l’étrange cacophonie. Mon cœur s’arrête un instant, comme suspendu dans le vide. Cette présence surnaturelle qui ressemble à un monstre affreux est en train d’enlever la vie à une jeune fille.
L’eau s’agite à cause de la jeune fille qui essaie de s’échapper du monstre. Ce dernier presse la tête de la jeune fille au fond de l’eau avec sa main puissante.
Je prends mes jambes à mon cou et je me précipite avertir les voisins. En m’enfuyant, je trébuche sur une racine d’un arbre. Le craquement de la branche attire l’attention du monstre. Enragée, la créature perfide se tourne lentement vers la direction du bruit, les yeux injectés de sang. Je sens que je vais être la prochaine victime et que je ne pourrai pas raconter ce que j’ai vu. Juste avant de perdre conscience, je sens quelque chose de froid et pointu s’insérer dans ma nuque…

