Vaudreuil-Dorion
LES DISPARITIONS MYSTÉRIEUSES
Un petit Cessna 152 approcha de l’aéroport de Saint-Lazare, dans le but certain de faire un atterrissage. Ceci n’était pas inhabituel, mais cet avion en particulier réveilla une certaine curiosité chez les personnes à proximité. La machine était peinte en noire, avec des lignes rouges traversant toute sa longueur. Quand il éteint son moteur, un homme en tenue noire chic en sortit, traversa l’aéroport, embarquant finalement dans une voiture noire.
Deux jours plus tard, environ 12 kilomètres de Saint-Lazare, trois agents policiers s’apprêtaient à partir en patrouille, quand un appel hystérique survient. Une dame affirma que son fils de 9 ans vient de disparaître mystérieusement, sans laisser de trace. Les trois collègues s’y précipitèrent immédiatement, mais ne trouvèrent absolument rien d’intéressant qui pourrait les aider à le retrouver.
Cette histoire se reproduit, non pas une fois, mais bien deux! Leur chef était furieux! Dans aucune des scènes on n’a pu retrouver même l’ombre d’un indice. Toutes les disparitions se produisaient dans le même quartier de Saint-Lazare, souvent à seulement quelques rues de l’aéroport.
Lors de la quatrième disparition, la chance leur sourit, car ils purent retrouver un mystérieux bout de tissu noir. Ce soir, après que les nouvelles eurent diffusé cette trouvaille sur les médias, un jeune homme entra dans la station, affirmant qu’il avait de l’information par rapport au cas. Il dit avoir vu un homme en tenue noire, la même que le tissu trouvé, sortir d’un avion inconnu auparavant. Il menait quelques agents au Cessna noir et rouge. Dans le siège de passager, ils retrouvèrent leur deuxième indice de la journée, soit une tenue, comme celle qu’affirma l’homme, mais bleue. Ils ouvrirent la porte, qui était bizarrement laissée débarrée, et en sortirent les vêtements. Dans le col, ils trouvèrent le numéro et l’adresse d’un nettoyeur à sec près de l’aéroport.
Quand ils arrivèrent au Nettoyeur Dupont, le gestionnaire les accueillit dans son petit bureau. Lors de l’interrogatoire, il leur a révélé qu’un homme mystérieux avait, environ une semaine auparavant, apporté deux ensembles, dont celui qu’ils avaient retrouvé dans l’avion. Il leur dit aussi avoir vu deux voitures de sport, une bleue et une noire, sortir du stationnement environ au même moment.
La police envoya immédiatement une équipe pour essayer d’attraper le suspect, bien que la tâche soit compliquée par le fait qu’ils durent pourchasser deux véhicules et non un. Les enquêteurs étaient tout de même certains qu’une des deux voitures devait appartenir au suspect. Leur logique était que quelqu’un qui possédait un avion et au moins deux tenues chics pouvait bien aussi conduire dans le luxe.
Cette fois cependant, la chance n’était pas de leur côté. La police retrouva la voiture bleue et son propriétaire, mais celui-ci n’était pas l’homme qu’ils cherchaient désespérément. Mais ils n’abandonnèrent pas l’espoir.
Un jour, un autre appel survient tôt le prochain matin. En revanche, cette fois, ce n’était pas un appel de détresse, mais d’information. Le jeune homme qui leur a déjà assisté auparavant était au téléphone, affirmant que l’avion rouge et noir de leur suspect était disparu. À sa place, il n’y avait qu’un bout de papier, avec les coordonnées
« 45.39422494527685, -74.14566265627255 ».
La police y alla aussitôt, trouvant une petite cabane en bois. La porte était barrée, mais le cadenas était rouillé et facile à couper. À l’intérieur, ils trouvèrent quatre lits, avec dans chacun un des enfants disparus dormant paisiblement dessus, sans aucune trace de peur. Après avoir inspecté la grande plupart de la cabane, et ne rien avoir trouvé, quand ils regardèrent derrière la porte, ils aperçoivent un bout de papier, collé au bois, avec l’inscription « Bonne vie à tous! ». Aucune des enfants ne savait même qu’ils étaient portés disparus, croyant que l’homme qui les a enlevés était un moniteur de camp de jour bizarre, organisant des activités extérieures avec eux.
On ne retrouva jamais le coupable, qui semblait tout droit sorti de l’atmosphère terrestre. Malgré cela, le cas était officiellement fermé. Les victimes ont été retrouvées et le suspect est hors de contrôle montréalais. Va-t-on un jour retrouver le coupable? Va-t-on même découvrir pourquoi il a les a enlevées? On ne le saura peut-être même pas. Mais ça, c’est un problème pour un autre jour…
FIN!

