Coteau-du-Lac
Thomas et le lapin
Il était une fois, dans un village québécois de l’ouest de l’île de Montréal, déménageait un jeune homme de 12 ans nommé Thomas. Arrivant tout droit de France, il n’avait aucun ami. Pour cette raison, ses parents, Jean-Louis et Pauline, avaient eu la brillante idée de l’inscrire au Club de soccer Vaudreuil-Soulanges afin qu’il s’intègre mieux. Les parties se déroulaient au parc Desforges à Coteau-du-Lac, Thomas avait donc l’opportunité de s’y rendre par la piste cyclable qui longe le canal Soulanges. D’ailleurs, ce plan d’eau constitue un excellent attrait pour la région puisqu’on peut y pratiquer autant des sports aquatiques que des sports d’hiver.
Il faisait beau et c’était l’été à Coteau-du-Lac, alors que Thomas se rendait à sa partie de soccer. Il marchait et contemplait les magnifiques arbres et le soleil rayonnant dans le canal qui suivait la piste. Tout à coup, Thomas voyait un lapin devant lui. Quand il s’arrêtait pour boire de l’eau, le petit mammifère figeait aussi : Comme s’il voulait l’attendre. Quand le garçon reprenait la route, le lapin faisait la même chose. Mais lorsque Thomas prenait le virage pour se diriger vers le parc, le lapin bougeait la tête comme s’il voulait que le jeune homme le suive. Quand il arrivait dans le parc, il observait le paysage et avait de la gratitude d’être déménagé dans un environnement aussi invitant : une montagne de taille modeste, des terrains de soccer étendus, un module de jeux à plusieurs niveaux et une aire d’amusement aquatique. Lorsque sa partie débutait Thomas se faisait deux amis, Sasha et Francois, deux adolescents amusants. À la fin de sa partie, les entraineurs lui partageaient quelques conseils. Puis, à sa grande surprise, quand Thomas se mettait sur le chemin du retour, le lapin l’attendait. Après plusieurs parties de soccer, il voyait toujours le même lapin.
Lors de sa dernière partie, il décidait de suivre le lapin. Plus il marchait, plus la journée avançait. Mais au loin, il voyait le fort de Coteau-du-Lac, un lieu historique construit en 1779, accompagné d’un extraordinaire coucher de soleil avec la vue sur les petits rapides. Étrangement, la porte du fort s’ouvrait lentement au loin et le lapin pénétrait à l’intérieur. Intrigué, Thomas suivait le petit animal sans hésitation. Le léporidé l’amenait à un coffre qui contenait une panoplie de souvenirs dont de vieux dessins d’autochtones qui faisaient du portage avec leurs bateaux pour éviter les rapides ou encore des militaires qui protégeaient les lieux contre l’invasion des Américains. L’enfant prenait le contenu du coffre pour pouvoir examiner le tout arrivé chez lui. Il avait pris une délicieuse crème glacée de l’autre côté de la rue avant de se remettre sur le chemin du retour avec le trésor. Que trouvera-t-il d’autre parmi les parchemins, les photos et les dessins ? Un message codé ? Un secret historique ? Une carte au trésor ?
À suivre…

