Saint-Lazare
Il est presque minuit, j’ai été assignée à la chambre numéro quatre. À minuit et demi, je suis allée me coucher dans mon merveilleux lit douillet. Je me suis réveillée et j’ai tout de suite installé mon « ouija » sur la table à manger.
À onze heures et demie, j’ai commencé à appeler le spectre :
« Esprit d’ailleurs, viens avec moi ce soir. »
Une lueur jaunâtre commence à apparaître sur le ouija, se déplaçant avec ma petite main et formant le mot « Maude ». Cette affreuse revenante devient de plus en plus grande et finit par apparaître complètement !
« AAAAAHHHH ! » crié-je.
Je cours pour m’échapper de l’hôtel et plonge dans l’énorme lac à moitié gelé qui se trouve juste à côté. Puis, Maude surgit de nulle part dans l’eau. Je m’échappe aussitôt et retourne à l’auberge.
Frigorifiée, je rentre dans l’hôtel et sprinte partout à la recherche d’une cachette parfaite. Soudain, j’aperçois la salle à manger du chef et y trouve une armoire à nourriture. J’essaie d’y entrer, mais les tablettes me rentrent dans le dos et l’espace entre chacune est trop étroit pour que je puisse m’y cacher.
Soudain, une idée me vient en tête. « Maude, viens dans cette horrible chambre numéro quatre. » Je me cache sous le lit pour qu’elle ne me voie pas et tente de lui parler doucement :
- Je ne veux pas te faire de mal, je veux juste te parler. Écoute-moi.
- Je vous déteste tous, comme tous ceux qui viennent ici ! C’est ma maison, pas la vôtre !
- Je le sais, mais moi, je suis différente des autres. Je voulais juste rencontrer un vrai fantôme et devenir son amie.
- Si tu veux être mon amie, alors cache-moi des autres personnes qui veulent me faire du mal.
- Est-ce qu’on est amies ? demandai-je.
- Oui, nous sommes amies ! répondit Maude.
En conclusion, toutes les personnes peuvent devenir amies avec d’autres, même les fantômes qui cherchent à faire du mal.

