Saint-Lazare
Je m’appelle Venti et je suis un oiseau. Je planais haut dans le ciel bleu azur près des quais de Pointe Fortune quand j’ai vu deux personnes sortir de leur voiture. Un père et sa petite-fille ? Oui, oui, c’est bien eux ! On dirait qu’ils prennent leurs vélos. Le père et sa fille enfourchaient leurs vélos, et j’ai vu qu’ils avaient une gourde. Bientôt, ils pédalaient, le vent dans le dos.
Regardez, ils s’arrêtent. Le père donne de l’eau à la petite fille. Quelle délicate attention !
Alors que je planais dans le ciel bleu azur, le soleil brûlant nous accablait. Il y a tellement d’arbres ; je pense que je les ai perdus de vue. Je ferais mieux de plonger pour les retrouver. Les voilà ! Wow, ils descendent cette pente raide ! Ça doit être super. Ils vont si vite !
Maintenant, je vois une colline au loin. Cette petite fille est peut-être petite, mais elle est forte. Elle se surpasse malgré la fatigue. Ils sont presque de retour à leur point de départ. Le père et sa fille ont l’air tellement heureux. Bien sûr qu’ils le sont ! C’est une magnifique journée d’été, rayonnante de joie. J’ai vu des petites maisons le long de la rue et des bateaux qui flottaient sur l’eau. Je crois que c’était vraiment la plus belle journée de leur vie !
Regardez, encore plus près de leur point de départ. Ils se sont arrêtés de nouveau pour boire un peu d’eau. Après une si longue randonnée, la petite fille devait avoir soif. En descendant de leurs vélos, ils s’étaient rafraîchis grâce au vent, ce même vent sous mes ailes déployées.
Ils se sont arrêtés en char à une boulangerie du coin. Mmm, du lait chocolaté frais et une délicieuse tarte au citron. Et du pain au levain pour le trajet du retour. « Merci, Mère Nature, d’avoir fait de cette journée-là plus belle de ma vie pour mon père et moi », dit la petite fille. Si heureuse, et à cet instant, rien ne pourrait la rendre plus heureuse qu’un câlin de son père, celui qu’elle garde dans son cœur, et quoi qu’il arrive, son père y restera à jamais.
Inspiré d’une histoire vraie

