Maxie-Andréa L. Beauregard (19 ans +)

Pointe-des-Cascades

Il existe une multitude d’endroits emplis de beauté et de magie dans la charmante région de Vaudreuil-Soulanges. Les forêts, les grandes étendues de champs, de vallées et de montagnes, ainsi que ses rives bordant de nombreux bassins d’eau confèrent à cette région de multiples vues épatantes. Un coup de cœur pour moi se trouve à Pointe-des-Cascades. Cette petite ville coquette à la pointe de Vaudreuil-Dorion et Les Cèdres est traversée par le canal de Soulanges, qui descend par des écluses pour aller rejoindre le lac Saint-Louis. En longeant le parc des Ancres, passé l’entrée vers le village des campeurs, une route mène à cet endroit, sinon bien caché.

Je fis cette découverte par une journée d’octobre où le brouillard était haut et persistant. Les couleurs chaudes du feuillage d’automne étaient rehaussées par le gris de cette température autrement terne. Ce chemin, marqué d’un côté par de grands saules pleureurs et de l’autre par un fin boisé laissant entrevoir l’eau, descend une longue pente qui tourne de telle manière qu’on ne peut voir le bas lorsqu’on est en haut. En marchant, la découverte de ce qui se cache se fait très graduellement. Un arbre après l’autre nous avise, grâce à de petites affiches de signalisation jaunes, les traversées de diverses créatures : moufettes, canards, ratons laveurs et puis T-rex.

Enfin rendu au bas, dans un brouillard digne des films de Stephen King, un petit village apparut. Vestiges d’une autre époque, l’hôtel de ville se dresse contre le versant de la colline, ses murs de briques contrastant avec ses rabats blancs en peinture écaillée. Une petite boutique du même style la voisine, menant à un théâtre aux airs rétro et abandonné. De l’autre côté du chemin, un kiosque hexagonal se dresse avec un comptoir et un charmant petit toit en pente. Plus loin, un café bistro avec une longue terrasse donnant sur la plage. Entre eux deux un vieux débarcadère étire ses bras effrités vers l’eau. Les rives de Vaudreuil et de L’Île-Perrot se dessinent à l’horizon, entourées par les vagues tranquilles de la Rivière des Outaouais et du lac Saint-Louis.

Malgré le froid d’octobre et les nuages gris à l’horizon, je me sentis réchauffée par ce petit paradis estival qui m’apporta l’écho des rires et de la belle chaleur humaine de mes voisins.

Je retourne régulièrement visiter le Village des Écluses…