Mathis Julien (16 ans et -)

Rigaud

Vaudreuil-Soulanges vu par sa nature

Je suis un champignon. Je suis très utile notamment dans la décomposition et je suis un très bon habitat pour les insectes. Aujourd’hui, je vais vous raconter mon histoire. Présentement, un arbre tombe. Un gigantesque arbre se joint au premier pendant l’orage. C’est mon jour de chance ! Moi et mes collègues libérons donc nos spores. Nous sommes maintenant 6 champignons dont 3 nouveaux. Les nouveaux disent que l’arbre renferme des chenilles, des papillons de nuit et des fourmis. Nous, les polypores soufrés (Laetiporus sulphureus), goûtons le poulet frit et notre texture ressemble à du poulet. Nous découvrons finalement que nous avons libéré nos spores dans un érable.

C’est maintenant l’hiver. Il y a des sentiers qui mènent jusqu’à la croix et des personnes qui font du ski. La belle neige caresse mon petit chapeau. Malheureusement, les champignons qui sont cachés dans l’arbre ne peuvent pas sentir cette douceur. Beaucoup de personnes marchent dans les sentiers avec des raquettes. Il y a aussi les arbres majestueux qui bordent ce magnifique paysage. À notre emplacement, il y a des conifères verdoyants qui nous couvrent un peu de la neige soyeuse. À l’écart de la forêt, les télésièges géants remplissent ce magnifique endroit plein de bonheur. Plus loin, il y a une Pézize turquoise (Chlorociboria aeruginascens.)

C’est maintenant l’été. Il y a des centaines et des centaines de fleurs qui dansent sous le soleil. J’entends plein de chants d’été et des enfants crier de joie. Soudain, je me fais récolter par un humain. L’humain m’amène dans un labo et commence à faire des tests sur moi. Après, il me met dans un plateau et met du plastique sur le plateau. Je suis transporté dans une épicerie biologique. Quelques minutes plus tard, une dame prend le plateau et me sort du magasin. Elle va dans une voiture et m’apporte au barrage de Carillon. Elle ouvre le plastique mais soudain, un oiseau passe à une vitesse folle et m’attrape. Un magnifique paysage s’étend sous mes yeux. Les champs, les routes, les parcs, les sentiers et la montagne ! C’est le paradis ! Mais rendu à la montagne, l’oiseau me lâche dans son nid, où je me fais dévorer par les petits oiseaux sans poil.