Coteau-du-Lac
L’âme vibrante de Vaudreuil-Soulanges
Un colibri à gorge rubis bavardait en vol. Il racontait à son compagnon à quel point revenir dans la région de Vaudreuil-Soulanges le remplissait de joie. Écoutons-le :
« Moi, je suis né à Coteau-du-Lac, en bordure du canal. L’été dernier, après avoir repris des forces à la suite du long voyage migratoire, j’ai voulu parcourir la région. Je suis donc parti de bon matin. Je me suis laissé porter par les vents du fleuve Saint-Laurent à Les Cèdres, en admirant la puissance des rapides. J’ai été impressionné par le musée des ancres à Pointe-des-Cascades. J’ai suivi la rivière des Outaouais jusqu’à L’Île- Perrot pour ensuite virevolter à travers les visiteurs du parc historique de la Pointe-du-Moulin à Notre-Dame-de-l’Île-Perrot. Au retour, je suis passé voir les enfants jouer dans les parcs à Pincourt et j’ai plané au-dessus des maisons de Terrasse-Vaudreuil. J’ai butiné les jardins fleuris de Vaudreuil-Dorion et vibré à son énergie urbaine. Je me suis posé près de l’eau à Vaudreuil-sur-le-Lac, puis j’ai volé jusqu’au bout de L’Île-Cadieux par- delà les arbres qui dissimulent les maisons. J’ai admiré les bâtiments anciens de Hudson et me suis arrêté aux mangeoires colorées — un véritable repaire d’artistes. J’ai fait un détour par Saint-Lazare, voleté au-dessus des centres épiques, des forêts et des sablières. J’ai survolé les vallons de Sainte-Marthe, et je me suis posé pour goûter au nectar des fleurs de pommiers. Je me suis dirigé vers le nord pour contourner la montagne de Rigaud. J’ai poussé jusqu’à Pointe-Fortune, dont une partie du village est située du côté ontarien et d’où on aperçoit l’imposant barrage de Carillon. J’ai suivi la ligne imaginaire qui sépare l’Ontario du Québec, dansé dans les clairières de Très-Saint-Rédempteur, volé au-dessus des fermes familiales de Saint-Télesphore et des terres agricoles de Sainte-Justine-de-Newton. J’ai fait un détour par Saint-Polycarpe pour me rendre jusqu’à Rivière-Beaudette, la porte d’entrée du Québec. Et j’ai repris le chemin du retour en suivant le fleuve : je me suis mêlé aux baigneurs à la plage Saint-Zotique, puis j’ai survolé la route qui longe le fleuve, et je me suis posé sur un lampadaire au quai à Les Coteaux. Avant de rentrer, j’ai bifurqué vers le nord, pour découvrir Saint-Clet, ce carrefour ferroviaire. Je referai certainement ce pèlerinage avec mes petits cet été, pour qu’ils s’imprègnent, à leur tour, de l’âme vibrante de cette région. »

