Saint-Lazare
Par une soirée d’automne sombre et brumeuse, Stella, Annabelle et moi arrivons enfin à l’Auberge Willow Inn où nous devons effectuer un travail de recherche à remettre pour lundi. L’endroit semble lugubre et nous sommes surprises de constater qu’il est presque désert, avec seulement cinq employés. Après avoir déballé nos bagages, nous montons à notre chambre, la numéro huit, en ayant un mauvais pressentiment. Le réceptionniste, peu enthousiaste, nous remet la clé avec un ton las, comme s’il était pressé de nous voir partir.
Une fois nos valises rangées, nous décidons d’explorer l’auberge, curieuses de découvrir les lieux. En nous promenant dans les couloirs, nous apercevons une chambre barricadée, la numéro quatre. « C’est bizarre », dis-je à mes amies. À peine avons-nous le temps de nous poser des questions qu’un bruit assourdissant retentit, suivi d’un rire étrange qui semble surgir de nulle part. Une silhouette sombre et inquiétante traverse rapidement notre champ de vision. Nous sommes effrayées, mais au lieu de fuir, nous voulons en savoir plus.
De retour à la réception, nous interrogeons le réceptionniste sur la silhouette que nous avons vue. Il répond vaguement qu’il s’agit de Maude, mais refuse de nous en dire davantage. Il nous ordonne d’oublier ce que nous avons vu et de retourner à notre chambre. Malgré ses avertissements, nous n’arrivons pas à oublier ce mystère planant sur l’auberge.
Plus déterminées que jamais, nous décidons de retourner à la chambre 4. Stella tente de crocheter la serrure, mais sans succès. Frustrées, nous retournons à notre chambre, mais l’angoisse est trop forte pour nous endormir. Finalement, nous retournons à la chambre 4, cette fois ouverte, les lumières tamisées. En entrant, nous découvrons le réceptionniste en train de nettoyer la chambre. Il nous avoue que Gisèle, une femme décédée ici une semaine plus tôt, est la raison pour laquelle la chambre était barricadée.
Le lendemain, nous quittons l’auberge, le mystère non résolu mais avec un sentiment d’apaisement. Nous prenons la route et sur le chemin du retour, nous rions ensemble, heureuses de retrouver notre village. Le lundi suivant, la routine reprend son cours à l’école.

