Coteau-du-Lac
Bernache du Canada
Je suis une bernache du Canada, et chaque année, je traverse le ciel pour revenir dans la région de Vaudreuil-Soulanges. Pour moi, cet endroit est comme une maison qui m’attend au retour de mon voyage.
Au printemps, après un long voyage au-dessus des forêts, des rivières et des villes, je reconnais immédiatement les paysages d’ici. Les grandes étendues d’eau brillent sous le soleil comme des miroirs géants. Quand je les vois apparaitre sous mes ailes fatiguées, je sais que je suis arrivée et que je peux enfin me reposer. Je ne voyage jamais seul. Avec mon groupe, nous formons un grand V dans le ciel pour économiser notre énergie pendant le vol. Les humains lèvent parfois la tête pour nous regarder passer. Ils entendent nos cris puissants avant même de nous voir. Pour eux, c’est peut-être seulement un groupe d’oiseaux qui traverse le ciel… mais pour moi, ce sont mes compagnons de voyage, presque comme une famille. Quand nous descendons vers les rives, je sens l’odeur fraiche de l’eau et l’herbe longue. Les champs autour de Vaudreuil-Dorion et les villages voisin deviennent nos lieux de repos. Nous marchons tranquillement dans l’herbe humide, cherchant des feuilles graminées ou des graines pour reprendre nos forces après le voyage.
Parfois, les humains semblent surpris de nous voir partout, dans les parcs, près de l’eau ou au milieu des champs. Pourtant, cette région est parfaite pour nous. Il y a beaucoup d’eau, de grands espaces ouverts et des endroits calmes où nous pouvons nous arrêter pendants notre migration. Mon moment préféré est tôt le matin. Une légère brume flotte encore au-dessus de l’eau et tout est silencieux. Je glisse doucement sur la surface du lac pendant que le soleil commence à éclairer les paysages de Vaudreuil-Soulanges.
Je sais que je ne resterai pas ici toute l’année. Quand l’automne arrive et que l’air devient froid, mon groupe et moi repartirons vers le sud. Mais chaque fois que nous revenons, les lacs, les champs et les rivières de cette région nous accueilleront encore et encore.

