Rigaud
Découverte d’un piège infernal
Je suis un raton laveur qui explore durement le monde des humains, en quête de nourritures. Je vais avouer une chose, la nourriture humaine est si succulente que je pourrais devenir fou si je n’en mangeais plus! Justement, j’ai repéré, tel un aigle affamé qui guette sa proie, une étrange boîte teintée de noir, collée à la tanière des humains. J’ai eu le sentiment que je devais découvrir ce qu’il y avait à l’intérieur ! Mes sens ne se trompent jamais quand une boîte lui fait un clin d’œil!
Quelques jours plus tard, dans la nuit noire, causée par l’absence du soleil, je me dirige rapidement vers le monde des géants. Je prends soin de passer de clôture en clôture, avec grâce, et je finis par atterrir dans une vaste petite plaine en arrière du nid des humains. Je repère aisément le mystérieux contenant qui attend patiemment que quelqu’un vienne lui tendre la patte. Tel un félin acrobate, je saute par-dessus ce mystère tant attendu. Intrigué, je remarque une légère fente qui n’attend qu’une seule chose, qu’on la pousse. À l’aide de mon précieux museau, je lève la protection qui m’empêchait de rentrer et, au dernier moment, je rentre à l’intérieur avant que cette planche d’ouverture se referme en retirant mon nez.
Entré à l’intérieur, je remarque que j’atterris rapidement sur des enveloppes de plastique rond et c’est alors que la planche se referme. Je me retourne de tous les côtés, cherchant une issue possible à ce désastre ! Malgré ma capacité à voir dans la noirceur, je ne parviens pas à savoir dans quel coin des ténèbres je séjourne. Je tente de gratter sur les parois de la prison, de sauter pour essayer d’atteindre la porte de sortie ou bien de crier pour avoir la chance que quelqu’un m’entende. Rien à faire, c’est plus dur que je le pensais… Je sens le stress et la terreur monter en moi comme de la lave, prêt à sortir. Tous mes sens sont en alerte et je me vois déjà en train de mourir dans ce piège infernal.
Tandis que je pensais à ma mort, un son assourdissant se fait entendre auprès de mes oreilles. Je vois le couvercle qui s’ouvre lentement et la tête d’un géant qui apparaît dans la lumière. Pris de panique, je sors dehors en courant vers la liberté. J’aurais dû faire un régime cette semaine…

