Saint-Lazare
Je me promène, seul, à 21h30, un samedi soir d’automne. J’ai tellement froid que je ne sens presque plus mes jambes. Miracle ! J’aperçois une maison qui semble abandonnée. Je m’en approche lentement. Pourtant, un mauvais pressentiment me gagne. Je cogne à la porte et remarque une pancarte juste à côté sur laquelle il est inscrit : Maison Tresler. Pourquoi une maison aurait-elle un nom ? Ou peut-être s’agit-il d’un lieu important… Peu importe. Comme personne ne répond, je décide d’entrer.
BANG ! Je sursaute légèrement, un frisson de terreur me parcourt l’échine. Je tourne la tête brusquement. CATASTROPHE ! La porte a disparu ! Je me retourne : les fenêtres aussi ! Génial… Je suis enfermé. La panique m’envahit et je transpire tellement que j’ai l’impression d’inonder la maison.
Je cours vers l’endroit où se trouvait la porte et frappe désespérément contre le mur.
— À l’aide ! crie-je. Aucune réponse… Ça ne m’étonne pas vraiment.
J’ai l’impression d’entendre des bruits de pas. Affolé, je me précipite vers la salle de bain pour m’asperger d’eau afin de me calmer. Ma vision se brouille… étrange. Ça doit être un effet du stress et de la peur.
Environ 45 minutes plus tard, je tombe sur un levier. Mon cœur s’emballe. Je suis terrifié, mais je prends le risque. Je l’actionne et… tout à coup ! Un bruit retentit juste à côté de moi. Je tourne la tête à gauche et découvre un escalier qui descend vers l’inconnu. Je prends mon courage à deux mains et m’engage dans l’escalier.
Je m’arrête brusquement. Un os… par terre. Sans réfléchir, je le ramasse et tente de creuser le sol, mais sans succès. Devant moi, deux chemins s’offrent à moi. Je dois faire un choix.
Encore deux chemins… Je regarde au bout de chacun, mais je ne vois rien. Je décide alors de prendre celui de gauche.
Je la vois… la sortie ! Sans hésiter, je cours vers la porte, puis jusqu’à ma maison. Une fois chez moi, je prends une douche pour me calmer et file au lit.
J’ai survécu…

