Gabrielle Martin (16 ans et -)

Rigaud

J’ai beaucoup été mangé par un insecte, l’agrile du frêne. C’est même la principale raison de ma mort. Mais maintenant que j’ai été coupé, je peux revivre de mes racines avec tous mes amis et danser au soleil.

Je me souviens très bien, lors de ma renaissance, c’était un matin d’été. J’étais au soleil et mes petites feuilles étaient portées dans le doux vent chaud. Maintenant que je suis grand, très grand, je peux surmonter toutes les situations comme une tempête en hiver, un petit coup de chaud en été et même la perte de mes pauvres petites feuilles en automne. Vous voyez, je peux tout surmonter même les épreuves les plus insurmontables. Depuis que je suis né, j’ai fait plein de belles rencontres. Un jour, un homme est arrivé devant moi tenant un outil rond et tranchant. Il a commencé à me déterrer avec sa pelle, après avoir été déraciné, j’ai été transporté dans ses bras et ensuite dans un camion. Il m’a installé sur le côté de la fenêtre pour que je ne meurs pas. Avec moi, il y a deux de mes amis. Après un long moment de route et une petite discussion avec mes deux amis, je regarde par la petite fenêtre. Nous sommes à Rigaud. Je suis super content car j’étais ici dans mon ancienne vie. J’étais sur le bord d’un des fameux champs de patates. J’aurais beaucoup aimé être dans un champ de patates car je voyais des enfants faire des constructions, des gens marcher et les oiseaux survoler les champs. Après notre long voyage en camion, l’homme ouvre les deux grandes portes pour faire entrer le beau soleil brillant. Il commence par sortir mes amis puis moi. J’essaye de repérer l’endroit où nous sommes mais je ne le sais pas. Mon amie le sait elle, nous sommes au parc Chartier-De Lotbinière à Rigaud ! Nous avons découvert que cet homme est un garçon de la ville quand il nous a replantés dans le parc. Maintenant que nous sommes installés, nous observons les alentours. Il y a des grands arbres autour de nous, des jeux avec des glissades, des jeux d’eau et des petits enfants qui jouent, riant et courant partout. Maintenant que nous sommes là avec tous ses enfants, nous pouvons continuer de parler en écrivant des petits messages sur nos feuilles qui vont être envoyées par le vent.