Finley Brunelle (12-18 ans)

Saint-Lazare

Il fait extrêmement lugubre dehors, mais Tristan, Louis et moi nous dirigeons vers le bâtiment le plus dangereux de Vaudreuil-Soulanges. La destination que nous allons explorer a une légende mortelle et un fantôme rôde encore dans ce lieu. Pendant que Tristan fait un commentaire rigolo, Louis et moi essayons de ne pas penser au pire de ce qui pourrait arriver. En attendant que Tristan arrête de faire ses blagues et adopte un comportement de grand garçon, mon ami et moi pensons à un plan d’évacuation en cas de problème urgent. Une fois arrivés, nous commençons déjà à regretter notre choix. La toiture est toute trouée, il y a des taches rouges anormales sur le mur et plusieurs vitres sont cassées. Tristan lâche un autre commentaire ridicule, mais cette fois…

Un rire vient de l’intérieur de la maison.
— On n’a pas le choix, on doit aller explorer, dit Louis.
— C’est peut-être le pire choix de ma vie entière, mais au moins on aurait fait rire le tueur en série, dit Tristan en entendant un autre rire diabolique venant de l’habitation.

Nous entrons dans la maison en tenant compte que nous pouvons peut-être disparaître à jamais, ou pire. On aperçoit de gigantesques bâtons de hockey fabriqués en bois. On en prend un l’un après l’autre. Nous commençons à courir dans la cuisine sans penser qu’on pourrait mourir. Un fantôme apparaît. Il est géant, porte une cape trouée, un sourire immense qui se rend à ses yeux et des taches de sang sur sa cape. On essaie de le frapper avec notre bâton, mais nos objets passent à travers son corps.

Après cela, on prend de la peinture bleue qui se trouvait directement en dessous de Louis. Il commence à lancer de la peinture globuleuse sur cette illusion dans le but de l’aveugler et gagner des secondes pour partir. Cette idée n’a pas vraiment fonctionné… Le fantôme devient de plus en plus enragé. Nous commençons à courir pour notre vie.

En courant, nous apercevons un immense divan beige, sans aucune tache, comme s’il était neuf. On se cache derrière, en espérant qu’il ne nous trouve pas. Le stress commence à augmenter, ce qui fait monter la pression dans nos cerveaux. L’illusion s’approche plus rapidement qu’on ne pourrait l’imaginer.

Tristan a soudainement une idée. Il prend son bâton de hockey et le lance par la fenêtre abîmée. ???????