Elizabeth Fortin (16 ans et -)

Île-Perrot

Un saumon qui vole.

Le vent souffle fort, ce qui fait bouger l’eau. Moi, humble saumon, je suis devenu habitué à ce courant. Je viens de manger des larves d’insectes, dont un peu de larves d’éphémères. Mes écailles argentées frottent sur les roches du fond. Je remarque quelque chose plus loin, et je nage jusqu’à une longue chose faite en bois au-dessus de l’eau. Je remarque d’autres poissons tout autour de cette chose.

Je vois quelque chose suspendu à ce long objet. C’est un ver! Mais, je n’ai pas remarqué assez vite que c’était un ver, car un autre poisson l’avait déjà dans sa bouche. Je me disais que je n’étais pas chanceuse de l’avoir manqué, mais au même moment, le poisson avait disparu. J’ai regardé autour de moi. Je n’avais pas connu ce poisson, mais il était un saumon comme moi, où était-il ?

Un autre ver de terre apparaît et je me précipite dessus. J’ai réussi à l’avoir! Soudain, un mouvement brusque m’a fait surgir de l’eau. Je vois trois personnes, toutes les trois portent des chapeaux. Je vois l’autre poisson d’avant dans un seau. Je manque d’eau, il y a trop d’air ici. Une des personnes enlève le petit hameçon coincé dans ma bouche.

Je ne pouvais pas mourir comme ça ! Il fallait que je m’échappe ! J’ai bougé mon corps pour m’enfuir, mais une des personnes me tenait fort. J’ai utilisé toute mon énergie pour fuir et j’ai presque réussi à m’échapper. Pour me libérer de la prise de l’un d’eux, je l’ai frappé avec ma queue. La personne a crié et s’est dépêchée d’essuyer ses yeux. La personne à côté de lui, ayant vu la scène, s’est dépêché de se tasser pour pas recevoir aussi ma queue dans ses yeux. La dernière personne n’avait pas regardé la scène et a décidé d’essayer de m’attraper, mais la même chose lui est arrivée. J’ai donc réussi à me faufiler de leurs mains. J’ai plongé dans l’eau et rapidement cherché un endroit pour me cacher et attendre que l’étrange objet parte.

L’objet en question est finalement parti et j’ai pu quitter l’endroit où je m’étais caché. J’ai encore mal à la bouche à cause de l’hameçon mais au moins je n’étais pas leur souper. Toute cette aventure m’a moi aussi ouvert l’appétit! Je recommence à manger des larves pour reprendre des forces et guérir cette blessure, contente d’être en vie.