Les Coteaux
Objet : Concours d’écriture « Les mystères de Vaudreuil-Soulanges »
Pour rendre la soirée de célébration plus excitante, Yrène avait plongé dans les mystérieuses histoires qui entouraient la vieille maison louée pour l’occasion. Datant de 1798, on évoquait qu’un fantôme hantait les lieux. On racontait que l’entité serait la fille du propriétaire de la maison, Catherine. Plusieurs témoins affirmaient l’avoir aperçue près des chambres.
Yrène sortit discrètement de la fête pour se diriger vers l’escalier. L’atmosphère lourde du deuxième étage ne l’empêcha pas d’explorer. Elle marchait tranquillement dans le couloir faiblement éclairé. Même si les différentes pièces de l’étage étaient sobrement décorées, on pouvait ressentir le vécu de chacune. Comme si chaque mur, chaque fenêtre avaient vu passer différentes histoires à travers les époques.
Yrène était alerte, tous les sens en éveil. Attentive aux courants d’air, aux sons particuliers et aux mouvements les plus discrets.
Après plusieurs minutes, Yrène secoua la tête en lâchant un petit rire moqueur. S’attendait-elle vraiment à croiser cet esprit? Elle fit demi-tour pour descendre les marches. En descendant, une sensation étrange la poussa à lever machinalement la tête vers le couloir. Un léger brouillard semblait se former dans le cadre de porte de la pièce du fond. Elle s’arrêta net, plissa les yeux pour s’assurer que ce n’était qu’un jeu de lumière. La silhouette semblait hésiter entre l’ombre et la réalité, grandissant lentement, comme si elle prenait vie sous ses yeux.
Yrène remonta les marches doucement, mais rapidement pour se diriger vers l’apparition. « Catherine? » questionna-t-elle, au début incrédule, mais plus affirmative par la suite, « Est-ce que c’est toi? ». Plus elle s’approcha, plus l’illusion prenait forme et une brise glacée effleura sa peau. Elle n’était pas certaine si c’était son imagination ou si quelque chose s’était véritablement matérialisé devant elle.
Soudainement, un bruit sourd retentit dans le couloir. Yrène sentit son cœur se serrer dans sa poitrine. Elle tourna brusquement la tête. Une petite roche s’était décollée du mur et était tombée sur le sol. Quand elle se retourna vers la silhouette, il n’y avait plus rien. Rien que le silence. Avait-elle vu Catherine Trestler? Qui sait…

