Vaudreuil-Dorion
Les statues des échos
Avez-vous déjà entendu parler de la disparition d’un groupe de jeunes « délinquants » aux alentours de Vaudreuil-Dorion ? Non ? et bien permettez-moi de vous la raconter.
Il y a quelques années de cela, en 2021, la construction de l’école des Échos débutait, mais moins rapidement qu’espéré. Le retardement était causé par le quatuor qui avait élu refuge sur le site prévu pour ce bâtiment scolaire. Malheureusement, n’ayant aucuns droits sur le lieu, il était impossible d’accuser la ville d’une quelconque infraction. Tout ce qu’il leur restait à faire était de défendre leur bien en repoussant la construction jusqu’à l’inévitable. C’est ce qu’ils firent pendant des jours, des semaines et puis des mois, parfois allant même jusqu’à détruire et saboter le chantier et la machinerie. Énervés de sans cesse se faire retarder, les employés empêchèrent tout accès à l’endroit, si cher au cœur de ces jeunes.
Ce n’est malgré tout pas ce qui les empêcha de s’y infiltrer en faisant preuve de débrouillardise propre aux esprits vifs qu’ont les adolescents. L’espace était leur et ils étaient décidés à le défendre coûte que coûte. Les ouvriers furent sous le choc en découvrant l’étendue des dégâts causés par seulement quatre mineurs. Aux grands mots les grands remèdes se sont-ils dit. Ils allaient exaucer leur voeu le plus cher, soit, les laisser demeurer sur leur territoire pour l’éternité.
Le soir venu, les quatre amis ne s’attendaient absolument pas à vivre leur dernière nuit. Comme à leur habitude, ils passèrent par-dessus la barrière les uns après les autres. Quelle fut leur surprise de retrouver, à cette heure, tous les travailleurs du site les attendant avec des bacs remplis de béton liquide. Avec force et sans pitié, ces derniers les empoignèrent et les plongèrent tour à tour dans les récipients prévus à cet effet. Une fois le béton refroidi, les jeunes ne pouvaient plus bouger. C’est ainsi que le groupe d’amis disparu, restant pourtant à la vue de tous, et ce, pour toujours. Si vous passez près de l’école des Échos, portez attention aux regards de ses statues humaines implorant votre aide, figés vivant

