Antoine Robillard (12-18 ans)

Saint-Lazare

Par un froid samedi d’automne, j’aide ma mère, Julie, pour son célèbre marché de Noël à la maison Tresler. Ce manoir se trouve près de Dorion. Je suis avec mes amis Alexis et Elliot.

  • Maman, est-ce que je peux aller aux toilettes ? dis-je.
  • Bien sûr, mais fais vite, répondit-elle.

Je me dirige vers les toilettes. Devant la porte, j’aperçois une salle entrouverte. Que se cache-t-il à l’intérieur ? Il fallait que je le sache.

En entrant dans la salle, je sens une odeur de soufre. Pas le temps de me poser de questions, la porte se ferme brusquement. Je vois une petite poupée sur une balançoire, en train de chantonner une berceuse.

Mon premier réflexe a été de chercher un téléphone. J’en ai trouvé un, mais malheureusement, il ne fonctionnait pas ! Pris de panique, je me suis mis à courir, car la poupée me poursuivait.

Une idée m’a traversé l’esprit. Tout en courant, j’ai crié : « À l’aide ! À l’aide ! », mais personne ne m’entendait. La poupée se rapprochait trop rapidement.

J’ai aperçu une salle tout au fond du couloir. Juste au moment où j’y suis entré, j’ai refermé la porte à clé. La poupée frappait et frappait contre la porte. Pris de panique, j’ai remarqué alors deux autres portes : une à gauche et une à droite. Laquelle choisir ?

Mon instinct me disait d’aller à gauche. Au moment où la porte allait céder, je savais que je devais croire en moi pour échapper à ce cauchemar.

Mon instinct ne m’avait pas trompé : la porte de gauche menait à la sortie de la maison Tresler. Toute la structure s’est illuminée et la marionnette a brûlé en sifflant. Je pouvais enfin respirer, finir ma journée en beauté et oublier ce cauchemar.