Saint-Polycarpe
Un hiver compliqué
Un soir d’automne, moi, Lucie l’outarde, je me prépare à partir pour une grande volée migratoire vers la Jamaïque.
Puisqu’on part demain à la première heure, je fais des exercices pour m’assurer d’être en forme. J’étire mes ailes et je les bats le plus vite possible.
Tout-à-coup, j’entends une branche craquée. La branche est tombée sur mon aile droite. Outch! Ah non, mon aile est cassée!
Je caquête le plus fort possible ! Couak, Couak!
Malheureusement, personne ne m’entend. Dire que j’étais au septième ciel il y a quelques minutes!
La nuit passe et je suis encore là, piégée sous la branche.
Le lendemain matin, je me réveille en sursautant car j’entends les autres oiseaux partir. Oh non! Je pousse la branche de toutes mes forces puis elle finit par bouger. Je cours le plus vite possible mais … Il est trop tard. Je dois rester ici, dans la forêt en attente de l’hiver qui s’approche.
Ah non! Voilà l’hiver. Je suis frigorifiée et très affamée. Je décide de m’aventurer dans le froid. J’ai parcouru au moins 10 kilomètres avant de trouver un trou dans la glace du lac. J’ai décidé de plonger et j’ai dû ressortir car l’eau était glaciale, c’était beaucoup trop froid pour moi. Moi qui voulais manger des algues.
Je dois manger car j’ai trop faim. Je pars donc à la recherche de graines. Quelle chance! Une mangeoire d’oiseaux!
J’en profite. Je remplie mon ventre!
Je dois me trouver un abri. Je m’approche de la forêt. Oups, il y a du bruit. Je me cache et je vois un coyote. Il me regarde avec de grands yeux, je pars rapidement.
Yé, je viens de trouver la cachette parfaite! Une souche d’arbre géante, avec un trou rempli de feuilles. Je prends le temps de me coucher et je m’endors.
Le temps passe. L’hiver commence à quitter la forêt et le temps se réchauffe. Je décide d’aller me promener et quelle surprise?
J’entends le bruit des outardes. Tout de suite, je me dirige vers ce son que j’adore. Quel bonheur! Je découvre MA VOLÉE, tous mes amis qui reviennent à la maison, dans notre belle forêt.
Que je suis heureuse!
En y pensant, je me dis que l’hiver a passé drôlement vite.
FIN!

