Vaudreuil-Dorion
Vaudreuil-Soulanges entre les branches
À peine sorti du nid, lorsque j’étais un jeune oisillon, je me demandais où allais-je vivre plus tard. Puis, j’ai rapidement réalisé que le paradis des oiseaux était nul autre que l’endroit où mes frères et moi étions nés : la merveilleuse région de Vaudreuil-Soulanges. Suivez-moi au fil de ce récit, chers lecteurs, afin de découvrir deux lieux que je chéris tout particulièrement soient le Vieux-Dorion et le Chemin des Chenaux.
Le premier est pour ceux qui ne le savent pas, ce petit quartier mignon comme tout qui se situe au bord de l’eau entre le parc Valois et le chemin de fer. C’est dans une immense épinette qui se trouve sur le domaine de l’ancien gardien de train que j’habite. À chaque matin, je me rends à la maison Tresler pour contempler le soleil levant projetant sa lumière sur les érables centenaires de cet endroit mythique. J’aime bien observer les deux enfants de la maison voisine s’amuser gaiement dans la rue ou faire d’imposants forts de neige pour ensuite simuler une bataille. Au printemps, de nombreux couples d’ainés prennent leur marche quotidienne de santé autour de ce pâté de maisons, tandis qu’une dame à la crinière grisonnante le parcoure tous les jours à bicyclette. C’est donc pour son côté familial et bucolique que je réside ici, au cœur du Vieux-Dorion.
Une autre partie intégrante de ma routine quotidienne consiste à battre des ailes jusqu’au Château Vaudreuil survolant les eaux calmes du Lac des Deux Montagnes. Je reviens ensuite en longeant la rive tout au long du Chemin des Chenaux et multiplie les haltes afin de me rationner de petites baies rouges qui se trouvent le long de la berge. J’observe les va-et-vient des riverains : des cyclistes amateurs profitant de la vie, des écureuils en chicane, des navigateurs dans leurs embarcations nautiques avec ou sans moteur, des tortues faisant la bronzette, etc.
Vous comprendrez qu’après ce vol, en partie gastronomique, je me sens profondément comblé et serein, car ici, je peux dire qu’il fait bon vivre.
Voilà pourquoi la promenade des Chenaux et le Vieux-Dorion sont les endroits que je préfère dans cette magnifique région que je considère mienne. C’est définitivement pour sa faune et sa flore luxuriante, ses énormes plans d’eau et son cœur familial qu’à chaque année, je viens construire mon nid ici, entre les branches de Vaudreuil-Soulanges.
Et c’est signé, Fred le cardinal

