Notre-Dame-de-l’Île-Perrot
Ma vie de loup
Petit, j’étais un orphelin. Ma mère est décédée à ma naissance et mon père de vieillesse. C’est mon grand frère et la meute qui se sont occupés de moi.
À l’âge de 4 ans, j’ai appris à chasser les proies sur le territoire de l’Île Perrot avec mon frère.
Ensuite, je suis devenu adulte et j’ai pris la place du chef de la meute. Après un an, on avait éclaté en guerre contre une meute ennemie. Dans cette guerre, mon grand frère que j’adorais tant a été tué par le chef de l’autre meute. C’était un moment rempli de colère, de peur et de tristesse. J’ai survécu à plusieurs autres guerres, mais c’était très difficile sans mon grand frère.
Un jour, je suis allé boire de l’eau, au bord du fleuve St-Laurent. Il y avait une autre meute près de moi. Ils ne m’ont pas attaqué. Ils m’ont plutôt proposé un accord : « Si tu nous laisses tranquille, toi et ta meute, nous ne ferons pas la guerre. Si tu nous énerves nous te ruinerons en poussière. » J’ai accepté. Le reste de ma vie et celle de ma meute a été calme. Deux ans plus tard, le reste de ma meute est décédée. J’ai dû me trouver une autre meute. Celle avec laquelle j’avais fait l’accord m’a accepté comme loup alpha, avec la femelle, car le mâle s’était enfui. J’avais déjà 13 ans à ce moment-là. Puis, j’ai eu un enfant. Puisque c’était mon louveteau et celui de ma femelle, je me suis beaucoup occupé de lui et je lui ai appris à chasser.
Deux ans plus tard, il est devenu un loup solitaire et il a été recueilli par une autre meute. Je suis finalement mort à l’âge de 15 ans. C’est comme ça que se termine mon histoire.

